jeudi 14 avril 2016

Inspiration,

Que nos coeurs et nos corps
Ne fassent qu'un
Dans cette inspiration.

À ton arborescence,
Je deviendrai ta clé
Qui défie chaque sens
Point de départ,
Ton unique musique.

Volute,

D'encre noire sacrée,
Lentement,
Je te façonnerai
De délicates courbes,
Tourbillonnantes à souhait,
Jusqu'à imaginer
La chaleur de ta main,
La douceur de mes doigts,
Effleurer,
Se poser
Pour la première note.

Corps et coeur entrelas,
T'habiller,
Voix sacrée
D'une infinie palette,
Jusqu'à te colorer,
Au premier son
Ma voix
Murmurant à l'oreille
La mélodieuse plainte.

Coeur et corps transposés
Toi chantant,
Moi jouée
Dans le rythme
De nos cordes,
Frottées et voluptées,
Confidences
Sont nos souffles.

Ensemble,

Grains de peau mélangés,
Rythmes et métronomes,
Coeur et corps reposés
Dans le creux de l'épaule
Écrin chaud de tes notes,
Musicales, matinales,
Berceau de ma musique.

Écris moi d'encre noire,
De volutes sacrées. 
Fais de moi cette gamme
Quand le soir je rêvais
L'unique partition

Nuit parfumée,
À chaque inspiration
Coeur et corps en fusion.

       Nathalie Constant

mercredi 13 avril 2016

Toi et Moi,

Je veux bien partir
Si tu viens avec moi,

Au milieu d'un désert, 
Pour une ville nouvelle,
Faire un trek
Un nouveau 
"Toi et Moi"

Troquer mes vieilles pompes
Découpées en lambeaux 
Chausser mes ballerines
Et faire chanter tes mots,
Où chacun de nos pas
Dansera 
"Toi et Moi"

"Je veux bien partir 
Si tu viens avec moi"

Pour un jour, 
Pour demain 
Pour de petits matins 
Faire chemin, 
Parchemin 
Toi plus moi

Chevaucher quelques lunes 
Me glisser à tes plumes 
Réveiller les étoiles 
Et nous laisser rêver 
Où chaque Un
Dans la soie,
Parlera 
"Toi et moi"

Je veux bien venir 
Si tu pars avec moi

Blabla'thé 
Au café 
Toi ou moi

Caresser 
Le soleil 
Faire
Deux mains

Au fusain 
Dessiner 
Avec toi

    Nathalie Constant 

jeudi 7 avril 2016

Face cachée,

Perçant le défaut des cuirasses, 
Arrachant les secrets 
Les mieux gardés
Elle captive

Pudiquement
Elle se décroche
Comme le fruit trop mûr
De la branche

Elle se scinde
Elle se divise
Se désagrège
Pour que personne ne la mange

Personne ne le mangera !

Elle va très vite !

Prête à tout,
Elle se recompose

Une énergie apparaît 
Comme une porte ouverte
Sur les profondeurs de l'âme, 
Et les mystères de l'être .

            Nathalie Constant

mercredi 6 avril 2016

À l'ombre des jasmins blancs,

Vue de face, 
Quand les jeux des rivières 
Jouent des eaux et des vents
D'âme Blanche aux lumières
Souffle une aile d'argent

Terrain de Fées, 
D'où s'opale la Grâce de chacun des silences
Tisse au métier de soie 

Et chevalet se pose
Aux crinières des âmes , s'effiler lentement .

Palais d'eau pâle,
Oû les blancs des jasmins font jaillir leur offrande
Font parfum du jardin 

Et les plumes ondoient
Au passage de l'ange , s'écouler tendrement .

Musique et mélodieuse sur fond de transparence
Font décor de lavis où s'écoutent les vents
Et les pinceaux se mêlent aux timbres satin blanc
S'offrir au roucoulant d'où s'exhale la matière

Devenir l'eau, 
De même que le soleil fera la candeur du torrent
Aile _en robe de moire et les reflets changeants 
Danse au regard aimant, file au gré du courant 
Déposer son poème
À " L'ombre des jasmins blancs "

Nathalie Constant 

dimanche 3 avril 2016

Peinture à fresque,

Passer un trait de plume 

Au calligraphe de Lumière 

S'abandonner un temps

À l'élégance de l'arabesque

Conter la lune

Aux mille et une étoile

Et se laisser aller

Aux confidences romanesques

Écrire sur photophore

À l'encre plume des lumières

Où s'aile aimant

En filigrane,

Peinture et fresque

        Nathalie Constant

samedi 2 avril 2016

Empreinte d'infortune

Elle,
Fragile comme une plume, s'endort
Son corps ondule,
Son souffle est coupé !
Un poids l'étouffe,
Écorchée,
Elle est brisée,
Mal en point .

Elle,
Dans ce pas de misère, se souvient .
Prise dans cette armure,
La privant d'aventure,
S'est posée à ses pieds .

Elle,
Se prosterne,
Ne pourra plus voler
Elle,
Vendue
Sans regret .

Il ne l'a même pas vue .
Il lui marche dessus,
Tel un guerrier,
À la conquête de l'humanité

Elle,
En peine,
Écrit .

Que seras-tu demain dans ce même refrain,
Compagnon d'infortune ?
Redescends de ta lune !
Ne vois-tu pas ?
Tu marches sur ma plume .
Que feras-tu de moi,
Dans cet état là ?

        Nathalie Constant

vendredi 1 avril 2016

Galerie de l'éphémère,

Jeunesse

Qui d'allégresse
Nous a repeint le lieu

Les couleurs dans les yeux

S'invite une aquarelle
Se mélanger à Elle,

Les murs dépoussiérés,
Le tableau est posé,

Signé : " Rêvez d'évanescence et abandonnez-vous à cette folle beauté des choses "