samedi 21 novembre 2015

L'atelier,

Tournent le tour, la terre d'argile
Mes mains sur toi ne sont que souffle,
De légèreté et de promesses
Entre mes doigts, ta peau se glisse.

Tournent mes mains autour de toi
Les fines d'eau aux interstices
Quand je remonte mes dix doigts
Ton grain de peau devient si lisse .

Tournent les mots et la tendresse
Et les fours chauds dans l'atelier
Tourne l'argile à cette ivresse
Dans ton parfum un jour d'été.

Je t'ai sculpté sans te toucher
Comme une amphore tel un calice
Tourne l'idée à cette caresse
Dans le four chaud, Terre sacrée.

                  Nathalie Constant

vendredi 20 novembre 2015

Douceur matinale

Quelques gouttes posées ...

Perle de rosée
Divague sur la feuille
Essuyant de ses mains
Les vapeurs de la nuit .

Mes yeux suivent sa danse
Ils parcourent son chemin
Comme glisse la larme
Sur ma peau duvetée .

Palais de chlorophylle,
Tes suaves parfums
Sont caresses matinales
Et tes saveurs embaument
La douceur du matin
D'une nuit estivale .

Bouche ourlée de plaisir
Par ses sucs en errance
Comme pour pigmenter
La rondeur du palais
Comme rendre à ma larme
Sa couleur boréale
Où s'étiole ton infinie fragrance
Où se perle la rosée.

          Poème Nathalie Constant


Pensées ... en poésie et illustration

Viole au dessus d'un nid de coucou "Mer'veilleuse Odyssée",

Horizons perdus
Où s'étiolait mon âme
Je me suis mise à nu
Dans le bleu de la mer.

Courant de vagues,
Dans les sombres abysses
J'ai plongé dans le noir.

L'espoir de disparaître
Et ne plus revenir.
Nager dans les eaux sombres
Que respirer n'est plus,
Juste arrêter de vivre.

J'ai attendu longtemps
Jusqu'à ne plus connaître
Les douleurs d'un instant
Ces parfums de roman,
Jusqu'à tout oublier.

Je me revois encore
Embaumée de mon sang
Dans la sombre fenêtre.
La nuit était très claire.

Les étoiles caressaient toute la mer.

Léger voile bleu argent,
Un reflet de diamant
Comme jamais je n'ai vu.

Fût-ce un présent posé ?
Je sentais s'élever la douceur des lumières
Je sentais leurs chaleurs
Comme à vouloir percer le mystère de ce coeur
Mon corps était léger.

J'ai senti se défaire un à un,
Chaque grain,
Chaque hier;
Quand je ne croyais plus...
J'ai senti lentement,
La douleur me quittait.

Je me sentais légère;
Tant m'emplissait l'éther
À pouvoir voyager au dessus de la mer,
Bleue argent...

La couleur des étoiles
La lumière et l'instant,
Je me souviens de tout...

Mer'veilleuse Odyssée...

          Nathalie Constant 

Femme,

Semble élever les flammes
De ce brasier heureux
Et réchauffer les hommes .
L'ambiance est polychrome,
À ce corps qui frissonne .
À ses pas majestueux,
Le battement des mains,
Les guitares qui l'accompagnent .
Sa couleur est sonore,
On peut voir dans ses yeux
La chaleur de ses Pères,
"Le chemin des nomades"

Elle,
Prière,
Fait résonner le lieu

Elle,
Chandelle
Parfumée _ immortelle

Elle,
Femme
Danse à la caresse du vent .

Son corps est son langage,
L'âme _ les gens _ le voyage,
Pèlerine _ âge douceur
Exilé _ pans de satin
Rouge et feu
Incandescence à la flamme .

Elle,
Belle
Affinée _ féminine

Elle,
Aux frottemments, ses pas,
Semble élever la Terre
Et ses mains,
Tournées vers les cieux,
Évoquent en prière
Honorer son Dieu .

Elle,
Exhorte
À ne jamais Baisser les bras ...

Nathalie Constant

jeudi 19 novembre 2015

"L'Échappée Belle"

Échappée,
Belle de soie s'enroule,
Lentement coule,
Oeuvre au poème
Couleur accord.

Robe _ échappée d'elle
Orbe, ajusté _ doucement plisse,
Glisse la peau _ les mots, l'émoi,
Souffle et poème
Couleur à corps. 

L'heure _ à la Belle échappe,
Vol est le temps,
Brise est son vent, attirée d'ailes
Batemment d'elle _ au choeur,
Coulent heures aux cors. 

Au corps _ échappé, 
Belle s'écoule
Oeuvre est sa peau,
Nue, émue de soie
Éclats _ dépôts
Lentement _ le poème, love
Étire d'elle  "L'Échappée Belle" .

         Nathalie Constant 

mercredi 18 novembre 2015

"Passer un trait de plume Au calligraphe de Lumière S'abandonner un instant Dans l'élégance d'une arabesque ..."

La caresse est au temps,

Légère et éphémère .

Dans un court instant
Elle nous entraîne
Dans ses mouvements lents,
Son doux murmure ;
Un adage,
Une invitation à danser,
À valser au milieu des étoiles .

Dans ses pas de satin
Qui croisent mon destin
Elle laisse à la traîne
De jolis fils dorés

Et dans sa folle course
Elle laisse tomber
Une perle de lumière,
Un moment si magique,
Qu'en moins d'une seconde

Elle me fait rêver ...

          Nathalie Constant