mercredi 17 août 2016

Tout s'écrit dans les arbres,

Coeur galopant dans le sombre,
Un sous-bois

Coeur écho
Dans le chant de ses feuilles

Coeur posé, je l'entends

J'aimerais tant graver mon prénom
Sur Toi "Arbre"
Écrire mes majuscules
Mes innombrables proses
Transfuser toute ma sève

Tronc noueux serait Roi,
Transmission de poèmes
Dans le blanc de l'écorce
Et les bruns entrelas .

Veine à veine
Dans la même essence
Comme me sculpter à toi .

Racines emmêlées
Roucoulant sous nos pieds

Ouvrir
Nos possibles chemins
Nous menant au sommet
Caresser
Dans le moindre recoin
Le détail de tes feuilles .

Aimer,
Pour cette iridescence

Multitudes reflets,
Comme tes amours puisés
Dans le cours de la source,
Dans le fil des saisons .

L'hiver te dénuder
L'été tout habillé
Est il bien là
Ton paradoxe ?

Laisse moi m'enrouler
À tes nombreuses écorces,
Fusionner dans tes bois,
M'élever avec toi
Caresser le soleil
Embrasser les nuages
Épouser tout le ciel..

Confie moi ton breuvage
"Arbre"
Ton langage sera Roi,
L'encre vie de ma plume,

Tout s'écrit dans les arbres...

        Nathalie Constant

lundi 15 août 2016

Au coin du feu,

Voyage au coin du feu,
Instant si éphémère,

D'où je te vois,
D'où je te sens
Mon coeur s'embrase,
Brûle d'encens 
Instant où braise
Éclate en soie,
Ode et fragrance d'incandescence.

Poudre absolue d'imaginaire, 
D'élément Terre consumé
Renaît au sens
Instant où songe
Constelle aux yeux,
Réminiscence
Flambe en ce lieu .

Tout feu de femme est d'évidence,
Flamme au foyer, lui d'élégance,

Bois ou chanteur,
Voix de senteur 
Elle aimante erre,
Chancelle à l'air.

Chandelle et orbe au corps,
Mystère
 
Ailes et manteau
Dansant en choeur,
Osmose d'ombres aux paupières
Les arabesques, 

Eau de lumière
Quand transparaît au coeur
Le cristallin .

Vertu d'hiver, 
Vers unis vers le coin du feu, 
Symbiose offerte .

Esprits en fête
Couleurs et odes aux cieux, 
Parlent d'amour élémentaire, 
Parfum d'éther 

Au corps de flammes,
Effusion d'âme à la lumière.

Nathalie Constant

vendredi 12 août 2016

Poé'tic....tac, tic-tac, tic-tac.... Il est quatre heures sur le mur et les étoiles dansent...

" Rose arcane, 
Où seule,
L'âme aux pétales 
Ruisselle 
En fine perle

Rose teintée 
Dévoile,
Et seul
Sens,
Au secret 
D'une infinie 
Beauté "

    Nathalie Constant

jeudi 11 août 2016

Robe de lune,


De robe bleue
En robe lune,
Robe d'un soir 
S'en va 
Coulisse
Verser dans l'ombre sa lumière
À la ferveur,
Ses pas feutrés.

Belle est la nuit,
Mer enchantée,
Flux et reflux,
Cuivrée l'écume,
Tout doucement
Rousse et sucrée,
Retour de flammes
Oeuvre un secret.

Robe d'un soir  
Ciel de rubis
Naître et paraître
Ourler sans bruit,

Érubescente de dentelle

Anthologie,

D'union céleste,
Immense nuit

Fleur est le mot,
Coeur qui rougit

Naître
Et renaître,
Corps poésie

Et cette nuit
Près de la rive,
Coulisse
L'ombre à la lumière
Robe d'un soir
Ou de dentelle

L'amour

Est le seul vêtement qu'elle porte

      Nathalie Constant

jeudi 4 août 2016

De l'autre côté de la mer,

Est-il une voie 
Pour ton salut 
Quand le soleil se glisse
De l'autre côté de la mer ?

Est-il un lieu, 
La scène 
Où auditionnent les Étoiles ?

Est-il coulisses
Pour votre Oeuvre ?
Est-il là,
Où tout se répète ?

Dis-moi, 
Est-il cela "L'autre côté de la mer" ?

Est-il possible qu'une nuit tu m'invites à ce spectacle ?

Je voudrais voir 
Où se rejoignent les rivières, 

Où vont les vents

Que chantent les volcans

Dis-moi,
Que faites-vous derrière la mer? 
Notre horizon ?

Est-il ce pont 
Où je pourrais m'asseoir, 
Écouter votre musique ?

Dis-moi!
Dis-moi qu'il est tout ça
L'autre côté de la mer.. 
Quand toi aussi
Tu t'y glisses

Qu'éclaires-tu quand tu te t'éclipses,
Quand je ne te vois plus ?

Est-il là-bas un réservoir
Pour les lumières,
Un pot d'accueil
Pour nous les Âmes 

Est-il une fête 
Pour les ENFANTS DE LA TERRE
Est-il une place 
Pour CHACUN D'EUX

Dis-moi !
Est-il pour ça, parfois, que tu appuies sur l'horizon ?

Faire que la mer déborde
Et puis s'épanche 
Au choeur, 
À l'auditoire

Est-il pour nous
Ce jour nouveau, 
Si singulier,
Quand le soleil reprend sa place ?
Tout semble neuf
Les couleurs 
Les étoiles 
Et toi, 
De l'autre côté de la mer, 
Ici,
Tu referas surface 
Levant la vague 
Ouvrant les cieux

En scène, 
"De l'autre côté de la mer "
Ta voix 
Où d'autres iront chanter
Le Salut 
Ce chemin 
Où le soleil y glisse 
Son billet doux.

    Nathalie Constant 

mercredi 3 août 2016

Novembre,

Nature_ déshabillée, 
Peinte au regard de la femme .

De l'eau_ l'émail 
Où s'irisent les couleurs,
Nacres et chatoyants
Berges et peaux, 
Lentement recouvertes .

Feuilles et fleurs parfumées, 
Écorce odoriférante,
Nature_ nuancée
Revêt le sol,

D'essences et matières, 
Baumes et paillons dorés 
Lentement imprégnés.

L'or, 
Que le chant du soleil a déposé sur l'arbre,
Temps pour temps,
La nature ordonnée,
Ces instants, un à un,
Feront pluie de printemps 
Terres et tapis de feuilles
Lentement colorés.

Méli-mélo d'émaux,
Un temps désordonné,
Peint au regard de la femme,

Fonds et formes mélangés 
Nature _ Sculpture,
Taille un décor d'automne
 
Pierres et bois flottés 
Tendrement enlacés.

Bien rangées les couleurs
Dans les feuilles des arbres
Derniers signes d'hier,
Moi d'octobre épanché,

Lentement sur le sol,
Épices et fleurs séchées

Nouvelle
Aquarelle

Novembre peint
Juste au delà des yeux

       Nathalie Constant

mardi 2 août 2016

Viole au dessus d'un nid de coucou,

Horizons perdus 
Où s'étiolait mon âme,

Je me suis mise à nu
Dans les bleus de la mer.

Courant de vagues,
Dans les sombres abysses

J'ai plongé dans le noir.

L'espoir de disparaître 
Et ne plus revenir,

Nager dans les eaux sombres 
Que respirer n'est plus,

Juste arrêter de vivre

J'ai attendu longtemps

Jusqu'à ne plus connaître
Les douleurs d'un instant,
Ces parfums de roman,

Jusqu'à tout oublier

Je me revois encore 
Embaumée de mon sang
Dans la sombre fenêtre
 
La nuit était très claire.

LES ÉTOILES CARESSAIENT TOUTE LA MER

Léger voile bleu argent,

Les reflets de diamant 

Comme jamais je n'ai vu

Fût-ce un présent posé ?

Je sentais s'élever
La douceur des lumières 

Je sentais leurs chaleurs 

Comme à vouloir percer
Le mystère de ce corps

Mon coeur était léger

J'ai senti se défaire
Un à un, 
Chaque grain, 

Chaque hier

Quand je ne croyais plus

J'ai senti lentement, 
La douleur me quitter

Je me sentais légère
Tant m'emplissait l'éther 
À pouvoir voyager
Au dessus de la mer,

Bleue argent.

La lueur des étoiles,

La lumière & l'instant, 

Je me souviens de tout

Merveilleuse Odyssée

          Nathalie Constant