lundi 18 janvier 2016

" Les mots naissent bien avant qu'ils n'apparaissent sur le sable"

Face à moi,

Le rivage,
Ses courants et sa plage
Que de larmes coulées
Ce matin sans te dire !
La peur du lendemain,
Imaginant le pire,
J'ai cherché arrêter,
Un instant la sagesse.

Mais,
Quand mon coeur se teint
Aux couleurs de tes mots
Que dans chaque velours
Tu fais de moi la femme
Mon coeur bat chaque instant
La douceur dans la vague .

Qu'au souffle d'horizon
Te voir Terre promise
Qu'au delà de l'éther
Ne devine que toi
Que nos jardins d'hier
Ne reste qu'une graine.

Et si tes mots fleurissent
Jusqu'à me parfumer
Qu'il ne reste sur moi
Que la caresse du verbe
Peu importe où tu es,
Qui tu es,
Si c'est toi,
L'univers ne pourra
Nous éloigner deux fois .

        Nathalie Constant

dimanche 17 janvier 2016

Au coin du feu, " Au silence du feu s'écoule l'instant de Grâce "

Voyage au coin du feu, instant si éphémère,

D'où je te vois, d'où je te sens
Mon coeur s'embrase, brûle d'encens
Instant où braise éclate en soie,
Ode et fragrance d'incandescence.

Poudre absolue d'imaginaire,
D'élément Terre consumé _ renaît au sens
Instant où songe constelle aux yeux,
Réminiscence flambe en ce lieu .

Tout feu de femme est d'évidence,
Flamme au foyer luit d'élégance,
Bois ou chanteur, voix de senteur
Elle aimante erre, chancelle à l'air.

Chandelle et orbe au corps _ mystère,
Ailes et manteau dansant en choeur,
Osmose d'ombres aux paupières, les arabesques,
Eau de lumière _ Quand transparaît au coeur le cristallin .

Vertu d'hiver,
Vers unis vers le coin du feu,
Symbiose offerte .
Esprits en fête _ couleurs, odes aux cieux,
Parlent d'amour élémentaire,
Parfum d'éther
Au corps de flammes,
Effusion d'âme à la lumière.

Nathalie Constant

samedi 16 janvier 2016

Instant de peau,

Pause où se perle parure d'Elle
Pampre d'or _ Femme en ses charmes,
Joyaux de Soi, en choeur _ symbiose,
Porte son Coeur comme une couronne.

Coule heure au temps, reflet de l'astre,
Femme "âge d'or"_ Flamme "Ange dort",
Centre où se trouvent couleur et gemme
Bijou en Soi éclate en perles .

"Carpe Diem"

Instants de peau ornent la Femme
Clés de son chant _ inaltérable, 
"Un soleil blanc"
Essence ou siège l'intemporel _ mine d'or
Où Feu serti taille l'Ode au corps .

Sculptée,

Du bout des yeux _ orée relief
Bouche où se pâme érubescence
Lèvres étoilées _ quelques rubis
Instant de pause
Perle aux parures _ Elle .

       Nathalie Constant

vendredi 15 janvier 2016

Au coeur,


Être,
Je suis la vague,
Je suis la force de la vague qui déferle,
Je suis le mouvement,
Je suis les rythmes,
Je suis l'unité,
Je suis l'instant .

Au coeur de l'instant,

Vivre,
Je vis les couleurs,
Je vis les formes,
Je vis le vent,
Je vis l'unique,
Je vis chaque instant .

Au coeur de l'instant,

S'unir,
Je m'unis au partage,
Je m'unis aux sillages du temps,
Je m'unis au langage océan,
Je m'unis à la couleur du ciel,
Je m'unis à ces instants .

Au creu de l'instant,

Créer,
Je crée mon encre,
Je danse les rythmes
Et la couleur des vagues,
Je glisse aux confidences du soleil
Je me révèle à la lumière,

Je Conjugue le verbe
Au bonheur,
Au présent,

À chaque instant

Danse avec "je suis"... Vibre avec "je vis"... Glisse à l'unité ...
Crée l'instant !

               Nathalie Constant

mercredi 13 janvier 2016

Empreinte,

Dans le jardins des fleurs
Naissait un labyrinthe
Parfumant chaque pierre
Polychrome de couleurs ...

Empreinte,
Quand mon pas se colore
Des douceurs du printemps
Symphonie,
Elle s'échappe
Aux cris des tourterelles .

Empreinte,
Quand mon coeur se repose
Au pied de l'arc en ciel
Ou poussières de roses
Je glisse,
Deux, trois mots, quelques proses
Aux saveurs de l'instant .

Empreinte,
Des rires, des enfants,
Le jeu du labyrinthe et
Juste quelques bancs,
Des gens qui s'y arrêtent,
Harmonie,
Elle sourit aux diffus du soleil .

Empreinte,
Quand ses yeux se colorent
Dans l'ombre du mûrier,
Une lumière émeraude,
Deux perles éclairées .

Empreinte,
Son chemin se profile
Aux pétales des fleurs,
Un doux jardin d'éveil
Polychrome arc en ciel .

          Nathalie Constant

dimanche 10 janvier 2016

Petit coin de jardin,

Dans mon coin de jardin,
S'offre le chêne vert, 
Son doux parfum d'été.

À deux pas un ruisseau, 
Et sa forme tourmentée .

Berge d'ombre et lumière, 
Font tapis de dentelle, 
Ma peau nue allongée.

Mes paupières sont lourdes 
À cette heure de l'été .

J'entends l'eau ruisseler

Mains posées sur le sol,
Pieds ancrés, 
L'entrelac racinaire, 
Fusion d'âme et de pierres .

J'entends l'eau chuchoter

Coeur balancier,
Entre Ciel et Terre
Qu'il est bon, 
De se sentir bercer par ta voix de rivière !
Quel doux voyage !

Je sens l'eau ciculer

Corps connecté ! 
Navigant labyrinthe
Coeur errant ! 
Dans ta plainte et 
Possibles torrents

Je vois l'eau nettoyer

Corps immergé

Jusqu'à me libérer
Dans ton eau, 
Tes courants, 
Mes chaînes emportées

Je me sens si légère 
Dans mon coin de jardin !

C'est un havre de paix, 
L'hiver n'y entre pas . 
Juste l'ombre d'un chêne
Où j'aime m'allonger 
L'été quand il fait chaud

Petit coin de jardin, 
Jamais très loin de l'eau

            Nathalie Constant