lundi 9 mai 2016

"L'empreinte est un instant de vie déssiné par le temps" Empreinte,

Dans le jardin des fleurs 
Naît un labyrinthe 
Parfumant chaque pierre 
Polychrome de couleurs 

Empreinte, 

Quand mon pas se colore 
Des douceurs du printemps, 
Symphonie, 
Elle s'échappe 
Aux cris des tourterelles .

Empreinte, 

Quand mon coeur se repose 
Au pied de l'arc en ciel 
Ou poussières de roses 
Je glisse, 
Deux, trois mots, 
Quelques proses 
Aux saveurs de l'instant .

Empreinte, 

Des rires, 
Des enfants, 
Le jeu du labyrinthe 
Et juste quelques bancs, 
Des gens qui s'y arrêtent, 
Harmonie, 
Elle sourit aux diffus du soleil .

Empreinte, 

Quand mes yeux se colorent 
À l'ombre du mûrier, 
Une lumière émeraude, 
Deux perles éclairées .

Empreinte,
 
Mon chemin se profile 
Aux pétales des fleurs, 
Un doux jardin d'éveil 
Polychrome arc en ciel .

          Nathalie Constant

dimanche 8 mai 2016

"Je vais me poser dans un coin de jardin que le printemps a fait fleurir et je soufflerai sur les papillons blancs..." Petit coin de jardin,

Dans mon coin de jardin,
S'offre le chêne vert, 
Son doux parfum d'été.

À deux pas un ruisseau, 
Et sa forme tourmentée .

Berge d'ombre et lumière, 
Font tapis de dentelle, 
Ma peau nue allongée.

Mes paupières sont lourdes 
À cette heure de l'été .

J'entends l'eau ruisseler

Mains posées sur le sol,
Pieds ancrés, 
L'entrelac racinaire, 
Fusion d'âme et de pierres .

J'entends l'eau chuchoter

Coeur balancier,
Entre Ciel et Terre 
Qu'il est bon, 
De se sentir bercer par ta voix de rivière !
Quel doux voyage !

Je sens l'eau ciculer

Corps connecté ! 
Navigant labyrinthe 
Coeur errant ! 
Dans ta plainte et 
Possibles torrents

Je vois l'eau nettoyer

Corps immergé

Jusqu'à me libérer
Dans ton eau, 
Tes courants, 
Mes chaînes emportées

Je me sens si légère 
Dans mon coin de jardin !

C'est un havre de paix, 
L'hiver n'y entre pas . 
Juste l'ombre d'un chêne
Où j'aime m'allonger 
L'été quand il fait chaud

Petit coin de jardin, 
Jamais très loin de l'eau

            Nathalie Constant

samedi 7 mai 2016

Eau de gemme,

Quand le chant du pétale 
Peindra la nuit sur toile,
Qu'au sortir de son ombre 
Valseront veines d'eau pâle,
J'écrirai d'encre Lune, 
La plume remplit d'étoiles ;

"Je me fais Roche"...

Mère mystérieuse,
Invisible
Enclos de l'ombre 
Nid de lumière .

Inspirée par son souffle
Expirée par le feu,
Boule d'air, 
Où goutte au dos
L'eau finement ciselée 
Aile diaphane 
Flotte dans sa robe fine .

Sensuelle _ aérienne 
Oeuvre au noir, lentement 
Panne au jeu des lumières 
Rouge d'incandescent
Reflets rose baccarat .

Suave _ effervescente, 
Sa vapeur chaude fait l'élixir,
L'essence, où force originelle
Bouillonne au seing d'écrin cristal.

Orbe mystère couleur d'eau pâle 
Créé la légèreté, l'éphémère bulle,
Ni ombre ni lumière, juste pétale au ciel,
Volubile,
Au Calice, aile enroule,
Entoure tous les mots du poème.

Quand le chant de la Rose bat la nuit en étoiles 
Le soleil dort , 
Sombre où veine l'opale, 
Aile,
Mer, 
Où Miss terre
La mémoire de l'eau.

Nathalie Constant 

mardi 3 mai 2016

" Traverser la frontière, quand le songe nous invite Pousser les airs du temps Et entrer dans la danse... " Nathalie. Passage,

Belles au compas,
Fines et rondes, 
Pointes tendues au centre
Tournent sur elles.

Passage à vide,
Au sublime contraste,
Chatoiement irisé, 
Réflexion intérieure
À la couleur de l'astre, 
Tourbillon,
Où s'étoile l'entrelas des silences.

Pas à pas,
Oscillant à la traîne,
Dôme à l'éclat du bronze 
"Âge lumière",
Porte l'espoir de renaissance .

Pas à vide
Sombre au connu,
Règne où le songe
Souffle air absent,
L'autre rive.

J'amorce
Unie vers Elle,
Premier pas sur la Lune 
Avide __ au labyrinthe,
L'aventure dérive 
En prisme __ un glyphe au temporel.

Mes yeux rivés
Dans la géométrie d'une courbe
Tracent au compas la Lune.

Pas à pas,
Opale sacrée,
La permanence de l'Être.

Patiemment les cristaux glissent à point, déliés, 
L'itinéraire où délivrance entoure
Un pas universel
Mouvement continu de la hampe
Patine au vers __ le gris.

Aux sillons ,
Belle nuit de pleine lune
Vole au corps __ tourbillonne, 
Fil d'Ariane aluni,
Lentement déroulé
Au bout d'un doigt, l'aiguille
Pique au centre __ sans bavure,
Au Coeur, ombilical déssiné

Aux pas sages
Mère veilleuse,
Feu coloré d'opale.

Pas sage, avide au "je" lumière
Les flux lunaires, 
Aventures
Jeux d'un miroir où s'ombrent les psychés, 
Doucement, déshabillée la Lune  
Pas éclairé,
Au bout d'un bras de fer, fini sage.

    Nathalie Constant 

lundi 2 mai 2016

J'ai péché la Lune,

J'ai attrapé l'étoile 
Et le rêve s'est fait muse
Un reflet sur la toile 
Myriade aux mille yeux

"Pesea Luna"

L'eau devient céleste 
Étirant ses parfums 
Et fines gouttelettes,
Fond d'ombrelles embruns

Elle est là, 
Étendue sur le sable 
Ondoyante, 
Chaleureuse

Elle est là
Près de moi 
Tournoyant 
Sous mes doigts

Jeu des lois, 
Unie vers elle, 
Se dessine à la main
Spirale universelle 
Colorer ce refrain

"Pesea Luna"

J'ai décroché la Lune 
Et la vie se fait danse 
Son miroir sur la Terre 
Kyrielle de mille cieux

Pesea Luna,
L'eau est devenue poète 
Exhalée de parfums, 
Luna dans mon écrin

"J'ai péché la Lune"

Quand les nuits sont pleines 
Que les rêves s'empilent 
Que les rêves s'expriment,

Une Étoile s'imprime,
Recueil à quatre mains

        Nathalie Constant 

Orchidée, belle d'Asie

Souffle soupir,

Impériale aérienne, 
S'étend à la douce lumière
Tantôt levant, tantôt couchant
T'offrir l'instant où elle se dévoile, 
À la ferveur de son tuteur,
Canal fécond,  sève virile .

Parfum d'émotions, 
Langage des fleurs,
Des intentions et des humeurs 
Fait de toi la victime
De cette belle d'origine
Te piégeant en son coeur

Un effet papillon, 
Et si toi, aventureux curieux
Tu la voulais divine,
Tu devrais te plonger
Chercher poudre butine, délecte androgyne,
La polliniser et faire d'elle
Éternelle beauté,
Féconde sensuelle,
Sous l'oeil de l'ange__ en sentinelle,
Témoin, du féminin sacré,

Confidences de printemps .

         Nathalie Constant