samedi 26 mars 2016

Acc'Oeil

La vague me fait de l'oeil 
Étirant le soleil 
Déferlante écumante 
Se jette dans l'écueil

Ramdam __bruit de mousse
Dentelé par le vent,
Harpe un refrain blanchâtre 
Où se glisse un quatrain

Aveuglée par la houle 
Secouée par le vent 
Je cherche ton regard

Carré de quartz 
Opercule et rugueux 
Poussière d'une étoile 
Mélange impétueux

Caressé, ratissé 
J'ai tamisé le sable 
Épure __dans mes mains 
S'entrelace l'histoire

Oeil pour oeil, face à face 
Vont et viennent au silence 
Spirale de corail 
Et capuchon de nacre

Tout danse de transparence
Apparat de cristal 
Regard enorgueilli 
Quand soudain...

La prunelle de ses yeux

Voeu posé sur la plage 
Trésor au sable fin 
J'accueille un parchemin
Dans la paume d'une main.

     Nathalie Constant 

mercredi 23 mars 2016

Manneken "Peace"

Pour les mots qui oppressent, douloureux souvenirs
Là _ nos coeurs dans la tristesse, jamais trop loin d'un feu .

Que l'ultime pensée, aux naissances des flammes
Vienne tout emporter !
Que dans les coeurs brisés, notre ardente chaleur,
Vienne tout conjurer !

Comme cheminent les âmes, épousent la fumée,
Au reste _ un hiver
Que le soleil fait fondre _ là-bas ...
Les rayons éthérés .

L'hiver recule, j'ai semé la promesse,
Qu'au regard du printemps, les saisons sans tristesse .

Comme les jours chanteront, leurs parfums, leurs noblesses
Dans les couleurs des fleurs, dans les chants des oiseaux
Je confierai mes mains à l'encre de la Terre .

Bercée par sa prière, j'ai écrit un refrain,

"Pour des hivers sans froid,
Pour tous les beaux étés,
Pour une vie sans guerre,

Sous l'écume
Hier
Je suis allée planter
Une graine de PAIX "

      Nathalie Constant

mardi 22 mars 2016

Nous ne tomberons pas,

Faire de nos larmes
Le canal de l'espoir, 
Un torrent de lumières
Que seuls nos coeurs éclairent

Un puissant courant
Une chaîne humaine
Et nos mains qui s'enchaînent
Nos pas qui s'entremêlent

Nous ne tomberons pas !

Faire que chaque larme
Qui coule encore ce jour
Soit la semence, 
Une graine d'espoir
Un appel à la paix,

Un souffle pour la liberté .

Caresse humanité
Nos doigts entrelacés
À nos pas enchaînés

Nous ne tomberons pas !

Faites que nos larmes
Fassent tomber les armes
La Terre n'en a pas besoin .
La guerre n'est pas une prière

Ni le dessein d'un Dieu .

Non, nous ne tomberons pas !

Dessinons nos matins
Aux regards de demain

Main dans la main,
Nos chemins qui s'éclairent
Comme un fil de lumière
La Terre brillera ce soir ...

             Nathalie Constant

lundi 21 mars 2016

Prélude,

J'improvisais le ciel

À la douce évidence
Qu'un matin le Soleil
Me mènerait à toi.

Dans un temps de cadence,
Va-et-vient de la Lune,
Elle danse au féminin
La Grâce de ses pas.

Comme de bonne augure,
Dans un bleu d'ouverture
L'élégance est au ciel...

Aujourd'hui,

Est une Confidence,
Un souffle de Soleil,
La promesse elliptique
Que la voûte s'éclaire
Dans le doux crépuscule
Et ce relai lumière.

Temps pour temps,
S'invite la patience,
Un chemin de sagesse
Pour voyager vers toi.

D'est en ouest,
À l'instar de L'Étoile,
Tu commenceras ta course,
Nouveau cycle pour moi
Dans ton ballet romance..

L'automne au bout de toi.

Beau roman effeuillé,
Chaque page s'envole.
Aujourd'hui est à moi.

J'accueille chaque instant
De ta lente promesse
Jusqu'à me deviner
D'elliptiques caresses
Et m'offrir tout à toi.

M'éditer dans tes bras,
Et poser mon paraphe

Aux éditions nouvelles

       Nathalie Constant

Au dôme sombre

J'ai accroché l'étoile

Et dans le ciel

La poudre du lacté

Un parfum de céleste

Où brille le satiné,

Du rideau sur la scène

dimanche 20 mars 2016

Venir à moi, Venir à toi

Coeur balancier, 
L'entre deux.

Mélodie d'ombre et de lumière 
Chante le temple 
Sacre la toile 

Message et clé...

Belle, 
À l'antre, 

Suspendue 

Belle dessinée, 
La lumière d'encre.

Corps échappé de l'âme

Fil ordonné, 
Dessin de Soie. 

Qui suis-je face à l'étoile ?

Femme qui file 
Fille bien sage 
Clé ou message ?

Derrière la porte 
Coulisse espoir 
Cache un secret 
Le doux présage 
Si bien gardé.

Dame, libérée du corps, 

Mourir, renaître 
Peur envolée, 
Confiée au centre.

Murmure, 
La voix des pierres, 
Chemin des sources 
Flux et reflux, 
Tressaille l'âme.

L'instar du verbe,

D'un monde à l'autre 
Monter, descendre, 

Pont érigé

Au coeur reflet 
La silhouette éclaire.

        Nathalie Constant

samedi 19 mars 2016

L'étranger,

Comme un étranger, tu es venu un jour
Où la lune caressait la couleur du soleil.
Je me souviens très bien l'épaisseur des nuages
Le climat était lourd .

Je vois voler les mots encore

Des mots colorés, gonflés d'amour
Comme un bouquet de joie que d'un souffle expiré
J'aurais pu repousser dans ce ciel de promesses.

Promesses de ces jours qui rallongent,

Celles qui donnent la teneur du printemps,
Ses multiples couleurs,
Ses infinies odeurs,
Là où tout se retrouve.

L'épaisseur des nuages n'était pas un problème,
Au contraire,
Juste à imaginer la future rencontre d'une nuit au soleil.

J'entends les mots encore...

Des mots bleus, des mots qui colorent,
Comme un message posté au fondant d'un soleil,
Et dans leur "Valse lune", ces mots viendraient confier
Leur intime baiser et parfaire tout mon ciel .

Ciel de Brume
Où les couleurs s'estompent
Où les mots ne sont plus
Qu'une lune au soleil.

À la ferveur du couple
Je devenais caresse
La chaleur d'un instant.

Tant,

Que mes mots s'envolaient à l'instar de l'ivresse
Comme ne plus contrôler l'elliptique caresse
Et m'offrir ce printemps.

Toujours cette pensée que mes mots envolés
Iraient chercher la clé d'une  porte fermée,
Depuis tendre jeunesse.

J'en ai rêvé, à créer chaque instant .

Tant,

Que tu t'es présenté "Invité étranger"
Dans l'ambiance des planètes
M'offrant toute la douceur, le langage d'un poème.

Nouveau souffle,

Invitation coquette dans ta douceur du temps,
Comme te présenter en chevalier servant,
Dans ta main de poète.

J'ai cueilli chaque instant, l'offrande, les planètes .

À jouir du moment, espérant qu'un courant
Me rende à l'évidence qu'un refrain roucoulait
D'une infinie romance.

Accueillir, devenait important .

Ce n'était pas l'instant, ni la couleur, ni le printemps
C'était la clé que je m'offrais, la clé qui ouvrait chaque porte.

L'as-tu seulement imaginé ?

Que de Grâce à me rendre,d'avoir seulement osé
Épouser cette image !

Toi comme lune, et moi comme un soleil.

Que de Grâce à te rendre, de m'avoir convoitée
Dans les nuances de ton poème !

Toi, mon ami, mon impromtu virage
Que mes mots ont croisé le jour d'une caresse

Je nous rends Grâce .

Être,

"l'Évidence "

Dans ce regard croisé

Dans tes paroles chantées,

Rédemption de poète...

        Nathalie Constant