mercredi 2 septembre 2015

Prélude,

J'improvisais le ciel 

À la douce évidence
Qu'un matin le Soleil me mènerait à toi.

Dans un temps de cadence,
Va-et-vient de la Lune,
Je danse au féminin la Grâce de ses pas.

Comme de bonne augure,
Dans un bleu d'ouverture
L'élégance est au ciel...

Aujourd'hui,

Est une Confidence.

Au souffle du Soleil,
La promesse elliptique
Que la voûte s'éclaire
Dans le doux crépuscule
Et ce relai lumière.

Temps pour temps,
S'invite la patience,
Un chemin de sagesse
Pour voyager vers toi.

D'est en ouest,
À l'instar de L'Étoile
Tu commenceras ta course,
Nouveau cycle pour moi
Dans ton ballet romance..

L'automne au bout de toi.

Beau roman effeuillé,
Chaque page s'envole.
Aujourd'hui est à moi.

J'accueille chaque instant
De ta lente promesse
Jusqu'à me deviner
D'elliptiques caresses
Et s'offrir tout à moi.

M'éditer dans tes bras,
Et poser mon paraphe...

.. Les éditions nouvelles

       Nathalie Constant

À la vieille fontaine,

Chaque jour me confier
À la source
De la vieille fontaine...
Chaque jour me poser
Aux margelles de ton coeur...

Te raconter ;

Qu'elle vient d'un pays
Où l'eau est denrée rare
Où l'eau ne coule plus.

Qu'une mare de boue,
Dans l'épaisse chaleur...

Parfum de terre
Et l'étrange poussière
Rouge Orange craquelée
D'interminables été,
Quand la pluie ne vient plus...

L'eau file,

Abreuvant nos fontaines
Et nous la gaspillant.

J'imagine parfois ce que serait la vie
Si l'eau ne s'offrait plus
Qu'en goutte d'eau boueuse
Sulfureuse, détestable.

Je vomirais le souhait
Qu'on me donne un nuage
Qu'on me rende L'offrande
De la source de vie...

Chaque jour me confiait
Aux margelles de ton coeur,

Pouvant imaginer
Le rire de chaque enfant
De les voir s'immerger
Dans ta peau cristalline.

Pouvant m'émerveiller
De ta Valse Divine
Serpentée sous leurs pieds
Arroser tout leur sable
Remplir toutes les nappes.

Que jamais plus ta source
Ne cesse de couler...

Abreuver chaque bouche !
Irriguer chaque sol !

Tous les jours me poser
Aux margelles du Coeur
De la vieille fontaine....

        Nathalie Constant
Photo et texte

Ma maison de savon ...

Parfois,

J'imagine ma maison .

Je la vois se poser
Sur la cime d'un arbre ...
Un arbre au doux houppier,
Sa coiffe veloutée
Dans les bleus et l'argent .

Ma maison est légère,
Quelque peu passagère ;
Comme soufflée d'un vent,
Une caresse éphémère.

Il n'y a pas de sol,
Il n'y a pas  de mur,
Pas de toit,
Tout est si transparent.

C'est un lieu délicat,
Où je range mes rêves,
Mes inspirations,
Tournoyant comme des bulles .

Des bulles de savon ...

Confident est mon arbre et l'étoile qui m'éclaire,
La nuit quand je m'endors,
Je suis comme ce souffle
Remplie d'air et d'argent,
Flottant comme une bulle .

Une bulle de savon ...

Un intérieur cristal,
Mon corps iridescence
Au regard de la lune
Et le fil d'or étoile .
Comme une chanson .

Une chanson de savon ...

Bercées de douces branches,
Tout l'écho dans le dôme
Note d'eau et d'argent
Mon coeur déliquescence.

Qu'il est bon voyager
Dans cet éclat de bulle !
Tout est si passager
Je me sens si légère.

Comme la douceur d'un rêve
Voir un jour se poser
Sur la cime de l'arbre
Ma maison .

Ma maison de savon ...

            Nathalie Constant

mardi 1 septembre 2015

Dans ce temple étoilé

La caresse est au temps, 

Légère et éphémère .

Dans un court instant
Elle nous entraîne
Dans ses mouvements lents,
Son doux murmure ;
Comme un adage,
Une invitation à danser, à valser au milieu des étoiles . 


Dans ses pas de satin
Qui croisent nos destins
Elle laisse à la traîne
De jolis fils dorés


Et dans sa folle course
Elle laisse tomber
Une perle de lumière,
Un moment si magique,
Qu'en moins d'une seconde 

Elle me fait rêver ...

          Nathalie Constant

Jeu de confusion...

Jeu de séduction ou de confusion ?

La nature s'amuse
Des yeux du photographe .

Dans un clair obscur
Et un juste équilibre
D'ombre et de lumière,
Elle crée l'illusion
D'épouser la matière
À son écrin de pierres .

C'est une parodie,
Une mise en scène,
Un clin d'oeil à l'élégance.

Dans son apparence,
Elle laisse échapper ses branches,
Comme des bras levés
Elles transpercent la toiture
Créant une ouverture
Sa facade d'air maussade,
Se révélant ainsi
À sa plus belle version,
C'est une oeuvre d'art
Dans cette perspective,
Un trompe l'oeil,
Qui décore ce lieu .

Et pour peu que tu la croises,
Elle te confiera, que
" rien est illusoire, tout est dans l'angle de vue " .

Texte Nathalie Constant et photo Patographie 

Extrait de fleur,

J'ai le coeur pâquerette ...

Je vais t'aimer

Un peu

Beaucoup

Passionnément

À la folie ....

        Nathalie Constant



Fin de contrat

"Il n'est pas de porte qui s'ouvre sans la volonté d'y poser la main... "

Fin de contrat,

Rien qu'à imaginer pousser ta porte
Me fait frémir.

Qu'en est-il derrière toi ?
Nouveau jour ?
Nouvelle année ?

Bien rangés mes cahiers,
Dans mon dos,
Mon cartable,
Épaules alourdies
Par le poids,
Nouveau cuir.

Ça me rappelle l'école
Et son jour de rentrée.
Nouvelle brosse,
Nouvelle craie
Nouveaux profs
Jusqu'au blanc des lacets
Égarés dans le cuir des cartables.

J'en avais la nausée !

Oh je n'aimais pas ça la rentrée de l'école !

Fallait bien se ranger,
Répondre au porte-paroles
Rouge et dégoulinant
Les oréoles posées
De parfums et d'été.

J'en ai eu des nausées !

Et tout ce protocole,
Ces moutons alignés
Dans la cour de l'école...
Attendre,
Patiemment
Le bruit de la sirène
Qui viendrait comme toutes les fois,
Marquer la fin de mon été.

Nouveau jour pour les uns,
Fin de contrat pour les autres...
Fallait bien la pousser
Cette nouvelle porte !

La porte !

Qu'en est-il derrière toi ?

Puis-je enfin deviner
Ton chemin émeraude?

Tes saisons parfumées ?

Et ce grand escalier ?

Que de marches à monter encore !

J'ai beau me dire qu'il faut du temps
Pour fermer chaque porte,

L'autre côté de moi.

Aujourd'hui impatient,
Me rappelle ce moment
De la rentrée d'école.
Où tout s'alourdissait
Dans le cuir, mes épaules.
Quand il fallait pousser la porte
Sur la nouvelle année.

Loin de moi cette porte !

Je ferai tout pour te fermer
Et m'offrir ce moment
Où j'ouvre l'autre porte,

L'autre côté de moi.

La fin du CDD,
Et la clé que je porte...

Rien qu'à imaginer pousser la porte
Me fait déjà frémir...

       Nathalie Constant